Nous sommes arrivés au déversoir du glacier à la nuit tombante et sa traversée s’est avérée épique. Les déver-soirs des lacs glaciaires ont la particularité de charrier des eaux boueuses et opaques qui cachent la profon-deur. Pressés par la nuit qui tombait, nous tenant par les coudes dans le courant rapide, le début de la traversée s’est passé sans problème. Mais à quelques mètres de la rive, le fond s’est soudainement abaissé et c’est dans un élan désespéré, avec de l’eau glaciale jusqu’à la poi-trine, que nous avons abordé sur les rochers. Dépités et transis de froid, trois d’entre nous ont alors entrepris de chercher les cabanes cachées par la nuit maintenant bien installée. Enfin, les cabanes sont repérées. Lumière pour guider les trois compagnons restés en arrière et séchage général.
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